Quels sont les droits du consommateur en matière de rétractation pour les contrats à distance ?

Le droit de rétractation selon le Code de la consommation

L’article L121-20-1 du Code de la consommation régit le droit de rétractation pour les contrats à distance, c’est-à-dire ceux conclus via téléphone, courrier, internet ou tout autre moyen de communication électronique.

D’après cette disposition, le consommateur bénéficie d’un délai de 14 jours à partir de la réception du bien ou de l’acceptation de l’offre pour exercer son droit de rétractation. Ce droit peut être utilisé sans avoir à fournir de justification et sans pénalité. Toutefois, certains produits et services ne sont pas concernés, comme les articles personnalisés ou périssables.

Le consommateur doit notifier sa décision de se rétracter au vendeur par lettre recommandée avec accusé de réception ou tout autre moyen permettant de prouver la date de notification. Une fois informé, le vendeur a l’obligation de rembourser le consommateur dans un délai de 14 jours à compter de la réception de cette demande.





Dans quels cas le droit de rétractation s’applique-t-il et quelles sont ses exceptions ?

Le droit de rétractation s’applique principalement aux contrats conclus à distance (comme sur Internet) ou hors établissement (par exemple, lors d’un démarchage à domicile). Il concerne une large gamme de biens et de services, notamment l’achat de produits, la souscription de contrats, les crédits ou encore les contrats d’assurance.

Cependant, certaines exceptions sont prévues par la loi où ce droit ne s’applique pas, telles que :

  • Les articles personnalisés ou fabriqués sur mesure
  • Les produits périssables ou à péremption rapide
  • Les journaux, magazines ou publications périodiques
  • Les services liés au transport, hébergement ou restauration pour une date déterminée
  • Les contrats conclus lors d’enchères publique





Quels sont les délais de rétractation pour les contrats de vente et que se passe-t-il en cas de non-information du consommateur ?

Le délai de rétractation est généralement de 14 jours à partir de la réception du produit ou de la conclusion du contrat pour les ventes de biens. Concernant les services, ce délai commence à partir de la fin du contrat. Si le vendeur ou le prestataire n’informe pas le consommateur de son droit de rétractation, le délai peut être prolongé. Dans ce cas, il peut être étendu jusqu’à 12 mois supplémentaires après l’expiration des 14 jours initiaux.



Comment un consommateur peut-il exercer son droit de rétractation selon le Code de la consommation ?

Pour exercer son droit de rétractation, le consommateur doit informer le vendeur ou le prestataire de services de sa décision par écrit, en utilisant un formulaire de rétractation ou en faisant une déclaration claire et sans équivoque exprimant sa volonté de se rétracter. La preuve de l’exercice de ce droit incombe au consommateur.

Une fois la rétractation notifiée, le consommateur dispose de 14 jours pour renvoyer le produit au vendeur. Les frais de retour sont généralement à la charge du consommateur, sauf si le vendeur accepte de les prendre en charge ou si l’article ne peut pas être retourné par la poste






Quelles sont les conséquences de l’exercice du droit de rétractation pour le consommateur et le vendeur ?

Lorsqu’un consommateur exerce son droit de rétractation, le vendeur ou prestataire doit rembourser l’ensemble des paiements reçus, y compris les frais de livraison, sans retard excessif et dans un délai maximum de 14 jours après réception de la notification de rétractation. Ce remboursement doit être effectué via le même moyen de paiement que celui utilisé par le consommateur, à moins qu’un autre accord soit convenu.

Pour un contrat de vente de biens, le vendeur peut différer le remboursement jusqu’à la réception du produit retourné ou jusqu’à ce que le consommateur fournisse une preuve de son expédition, selon ce qui survient en premier. Si le produit a été utilisé ou endommagé de façon anormale, le vendeur peut appliquer une déduction sur le remboursement correspondant à la dépréciation du bien.

En ce qui concerne les contrats de services, si le consommateur a demandé que la prestation commence avant la fin du délai de rétractation, il sera tenu de payer un montant proportionnel au service fourni jusqu’à la date de rétractation








Que faire si le vendeur refuse votre demande de rétractation ?
Si vous avez exercé votre droit de rétractation dans le délai légal et que le vendeur refuse de vous rembourser, voici les étapes à suivre pour résoudre la situation : Vérifiez les conditions de retour : Assurez-vous d’avoir respecté toutes les conditions de retour fixées par le vendeur, telles que le délai de rétractation, l’état du produit ou le mode de retour. Si ces conditions ne sont pas respectées, le vendeur peut légitimement refuser votre demande de remboursement. Contactez le vendeur : Si vous avez bien respecté les conditions, contactez le vendeur pour clarifier la situation. Expliquez-lui les raisons pour lesquelles vous exercez votre droit de rétractation et demandez une explication pour le refus de remboursement. Il se peut qu’il s’agisse simplement d’une erreur qu’il pourra rectifier. Envoyez une mise en demeure : Si le vendeur persiste à refuser, vous pouvez envoyer une lettre de mise en demeure en recommandé avec accusé de réception. Dans cette lettre, précisez les raisons pour lesquelles vous exercez votre droit de rétractation et accordez un délai raisonnable pour obtenir le remboursement. Modèle de lettre de mise en demeure : Madame, Monsieur, Le (date), j’ai exprimé ma volonté de me rétracter de ma commande livrée le (date), via (formulaire de rétractation ou déclaration sans ambiguïté), que je vous ai transmise (par voie électronique, par courrier recommandé avec accusé de réception, ou par courriel), dont vous m’avez accusé réception par (mentionnez le moyen de réception). J’ai retourné (précisez le produit) par la poste (ou déposé [précisez le produit] dans un point relais), le (date). (Facultatif : J’ai fourni un justificatif de l’envoi [ou] du dépôt.) À ce jour, je n’ai toujours pas été remboursé(e). Par conséquent, je vous mets en demeure de me rembourser dans un délai de (…) jours à compter de la réception de la présente, pour un montant de (…) euros, auquel s’ajoutent (…) euros d’intérêts au taux légal de …, le délai de quatorze jours pour le remboursement étant dépassé. Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées. (Signature)
Que faire si un vendeur refuse de respecter votre droit de rétractation et quand saisir le juge des contentieux de la protection ou le tribunal judiciaire ?

Saisir le juge des contentieux de la protection ou le tribunal judiciaire

Si un professionnel refuse de respecter le droit de rétractation d’un consommateur, ce dernier a la possibilité de saisir le juge des contentieux de la protection (JDC) ou le tribunal judiciaire pour faire valoir ses droits.

Le juge des contentieux de la protection (JDC) est une juridiction spécialisée dans les litiges liés à la consommation. Il intervient pour protéger les droits des consommateurs et assurer le respect de la législation en vigueur. Le JDC est compétent pour traiter les litiges de consommation dont le montant est inférieur à 10 000 euros.

Le tribunal judiciaire, de son côté, est compétent pour trancher les litiges civils où la somme en jeu dépasse 10 000 euros. Il prend en charge les différends relatifs au droit de rétractation lorsque le montant du litige est supérieur à cette limite.



  • Litiges contractuels : Résiliation de contrats, non-exécution des services, et non-paiement.
  • Surendettement : Assistance dans la gestion des procédures de surendettement.
  • Délai de réflexion et de rétractation : Encadrement des contrats pour garantir votre droit à changer d’avis dans les délais légaux.

Sécurité des produits et services : Conseil et défense pour tout manquement à la sécurité des produits ou services fournis par les professionnels.

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