Vous souhaitez quitter votre poste actuel en utilisant une rupture conventionnelle ?

Pour vous assurer que vos droits sont bien protégés lors d’une rupture conventionnelle, notre cabinet est à votre disposition pour vous guider tout au long de la procédure.

Prenons un moment pour examiner en détail ce type de rupture du contrat de travail, ses conditions et ses implications.

Qu’est ce que la rupture conventionnelle ?

La rupture conventionnelle est une procédure permettant de mettre fin à un contrat de travail d’un commun accord entre l’employeur et le salarié. Ce type de rupture peut être individuel ou collectif, mais nous nous concentrerons ici sur la rupture conventionnelle individuelle.

Introduite par la loi de modernisation du 25 juin 2008, la rupture conventionnelle est régie par les articles L. 1237-11 à L. 1237-16 du Code du travail.

Pour qu’une rupture conventionnelle soit valide, il faut qu’elle repose sur un accord mutuel entre l’employeur et le salarié. Chaque partie doit donner son consentement de manière libre et éclairée. Ni l’employeur ni le salarié ne peut forcer l’autre à accepter cette rupture.

Un refus de signer une rupture conventionnelle ne constitue pas une faute, et si une rupture est obtenue sous la contrainte, elle serait considérée comme nulle pour vice de consentement. En cas de nullité, les juges requalifieraient cette rupture en licenciement sans cause réelle et sérieuse, ouvrant ainsi droit à des dommages-intérêts pour le salarié.

Pourquoi opter pour une rupture conventionnelle ?

La rupture conventionnelle peut présenter des avantages pour les deux parties :

  • Pour le salarié : Il bénéficie d’une indemnité spéciale de rupture équivalente à celle d’un licenciement et conserve le droit aux allocations chômage versées par Pôle emploi.
  • Pour l’employeur : Elle offre une procédure simplifiée et rapide.

Nous mettons à votre disposition notre expertise en droit du travail pour vous accompagner tout au long de cette procédure, en veillant à défendre vos intérêts.

Quelle est la procedure à suivre pour une rupture conventionnelle ?
  1. Entretiens préalables Conformément à l’article L. 1237-12 du Code du travail, l’employeur et le salarié doivent se rencontrer lors d’un ou plusieurs entretiens pour convenir des modalités de la rupture conventionnelle. Chacune des parties peut se faire assister lors de ces entretiens. La tenue de ces entretiens est cruciale pour la validité de la rupture, et l’absence d’entretien pourrait entraîner la nullité de l’accord. Il est important de noter que l’employeur ne peut se faire assister que si le salarié est également accompagné. Toutefois, la Cour de cassation a précisé que la nullité de la rupture conventionnelle ne peut être prononcée pour cette raison que si l’assistance de l’employeur a exercé une pression sur un salarié non assisté.
  2. Signature de la convention de rupture Une fois les modalités de la rupture déterminées, les parties doivent signer une convention de rupture. Ni la loi ni la jurisprudence n’imposent un délai spécifique entre les entretiens et la signature, qui peuvent donc avoir lieu le même jour. Cette convention doit préciser les conditions de la rupture, notamment :
    • Le montant de l’indemnité spécifique de rupture, qui ne doit pas être inférieur à l’indemnité légale ou conventionnelle de licenciement.
    • La date de fin du contrat de travail, qui ne peut être fixée qu’au lendemain de l’homologation de la rupture.
    Après la signature, chaque partie dispose de 15 jours calendaires pour se rétracter, ce délai débutant le lendemain de la signature.
  3. Homologation de la convention Une fois le délai de rétractation écoulé, la partie la plus diligente doit adresser une demande d’homologation à l’autorité administrative compétente, en l’occurrence la DREETS. Cette demande se fait via un formulaire officiel.
    La DREETS dispose alors de 15 jours pour examiner la demande et vérifier que toutes les conditions de validité sont respectées. Le silence de l’administration à l’issue de ce délai vaut homologation tacite. Si la DREETS refuse d’homologuer la convention, le contrat de travail reste en vigueur et se poursuit. Le refus doit être motivé et peut résulter d’un vice de consentement, d’un montant d’indemnité insuffisant, ou d’un non-respect du délai de rétractation.
    Si l’homologation est accordée, le contrat peut être rompu dès le lendemain de la notification. Toute contestation de la décision d’homologation doit être portée devant le Conseil de prud’hommes dans un délai de 12 mois.
  4. Cas spécifique des salariés protégés Pour les salariés protégés, visés par les articles L. 2411-1 et L. 2411-2 du Code du travail, la procédure inclut une étape supplémentaire : l’autorisation préalable de l’inspecteur du travail est requise avant toute rupture conventionnelle.

La rupture conventionnelle, bien qu’elle semble simple, implique de nombreuses étapes et précautions pour garantir qu’elle soit réalisée en toute légalité. Notre cabinet est là pour vous accompagner et vous assurer que vos droits sont respectés à chaque étape du processus

Contactez-nous

Pour toute demande d’accompagnement, contactez le cabinet Nereos.