Pour être reconnue comme victime au cours d’une procédure pénale, il est nécessaire qu’une infraction définie par le code pénal ait causé un dommage direct, qu’il soit matériel, physique ou moral.

L’intervention d’un avocat

en droit pénal est essentielle dès le début de la procédure pour garantir le succès du dossier. Ce professionnel peut conseiller sur les démarches à entreprendre, telles que le dépôt de plainte ou la constitution de partie civile, et recueillir les preuves nécessaires à la condamnation du coupable, telles que la transmission des éléments de preuve aux enquêteurs et au juge, l’évaluation des dommages subis et le recouvrement des indemnités.

Le système judiciaire français prévoit que toute personne victime d’une infraction pénale a droit à une indemnisation. Celle-ci est généralement accordée par le juge sous forme d’une somme d’argent visant à compenser les préjudices physiques, psychologiques ou matériels subis. À ce stade de la procédure, l’avocat joue un rôle déterminant en évaluant les demandes d’indemnisation et en fournissant les justificatifs nécessaires pour appuyer le dossier. En réponse aux difficultés liées au recouvrement des sommes accordées par le juge, le législateur a mis en place divers fonds de garantie, en fonction de la gravité des infractions. Dès 1977, des comités d’indemnisation des victimes ont été créés, menant plus tard à la mise en place de la CIVI (commission d’indemnisation des victimes d’infractions) et, en 2008, à celle du SARVI (service d’aide au recouvrement des victimes).

Lorsque l’affaire est portée devant le tribunal, la victime, en tant que partie civile, doit formuler ses demandes financières correspondant aux préjudices subis, qu’ils soient matériels, physiques ou moraux. Cette étape, bien que pénible, est cruciale, car les juges évalueront la pertinence des demandes lors de leur délibération. L’avocat, fort de son expérience des audiences et de la jurisprudence, saura chiffrer ces demandes et les justifier auprès des juges.

L’avocat peut également demander que l’indemnisation de la victime soit incluse parmi les obligations de l’auteur, notamment en cas de peine de sursis avec mise à l’épreuve. Cette démarche assure que l’auteur devra indemniser la victime pour éviter la révocation de son sursis et l’exécution de la peine de prison.

Une fois le jugement rendu, la victime doit entreprendre les démarches pour recouvrer les sommes qui lui ont été allouées. Si le condamné ne paie pas volontairement, la victime peut solliciter l’intervention du SARVI pour obtenir une indemnisation, à condition de respecter les délais : la demande doit être introduite dans les deux mois suivant la décision de justice devenue définitive, et dans un délai maximal d’un an. Le SARVI peut alors intervenir pour indemniser partiellement ou totalement la victime, selon le montant de la condamnation, puis se charger de recouvrer la totalité des sommes auprès de l’auteur.

Un autre dispositif de garantie, la CIVI, est disponible pour les victimes d’infractions particulièrement graves ou lorsque l’auteur est inconnu. Cette commission, qui fonctionne indépendamment de la procédure pénale, peut permettre d’obtenir une indemnisation complète sous certaines conditions. La demande doit être déposée dans un délai de trois ans à compter de l’infraction si aucun procès n’a eu lieu, ou d’un an après la décision pénale définitive.

Après avoir saisi la CIVI, une phase amiable s’engage, au cours de laquelle une proposition d’indemnisation est faite par le fonds de garantie des victimes d’actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI). Si cette proposition est acceptée, les fonds sont versés sous un mois. En cas de désaccord, l’affaire est portée devant la CIVI, et la décision rendue peut faire l’objet d’un recours dans un délai d’un mois.

Quel que soit le fonds sollicité, la présence d’un avocat est indispensable pour s’assurer du respect des délais et de la fourniture des documents appropriés.

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