Ces infractions sont prévues et sanctionnées par les articles 221-6 et suivants, 222-19 et suivants, ainsi que R.622-1 et suivants du code pénal.
Les éléments constitutifs des atteintes à la vie ou à l’intégrité physique
Faute d’imprudence :
Pour qu’une infraction soit constituée, un acte positif (causant directement le dommage) ou une omission (négligence ou absence de prévention) doit être présent. Cette faute peut être légère (imprudence ou négligence ordinaire) ou grave (violation manifeste d’une obligation de prudence ou de sécurité).
Résultat dommageable :
La faute doit avoir entraîné un préjudice, souvent mesuré par l’incapacité totale de travail (ITT). La gravité de l’infraction augmente avec l’ITT, et la qualification de l’infraction peut évoluer si le préjudice s’aggrave.
Lien de causalité :
Il existe un lien de causalité direct ou indirect entre la faute et le dommage. Si la causalité est directe, une faute légère suffit pour engager la responsabilité. Si elle est indirecte, une faute qualifiée est requise.
La répression des atteintes à la vie ou à l’intégrité physique
Responsables :
L’auteur peut être un individu, un propriétaire d’objet ayant causé le dommage, ou une personne morale.
Sanction en cas de faute légère :
Les peines varient en fonction de la gravité de la faute et du préjudice : une amende de 150 euros pour les atteintes sans ITT, jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende pour une ITT supérieure à 3 mois. L’homicide involontaire est puni de 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende.
Sanction en cas de faute grave :
Les peines sont plus sévères si la faute est qualifiée. Pour une ITT inférieure ou égale à 3 mois, la peine peut aller jusqu’à 1 an de prison et 15 000 euros d’amende, et jusqu’à 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende pour un homicide involontaire.
Cas particuliers :
Lorsque l’infraction implique un véhicule terrestre à moteur ou un chien, les peines sont aggravées, surtout en présence de circonstances aggravantes comme la conduite en état d’ivresse ou la détention illicite d’un chien dangereux.
Les peines peuvent encore être augmentées en cas de circonstances aggravantes comme la conduite en état d’ivresse, l’excès de vitesse ou la détention illicite d’un chien dangereux.

