Types de Violences Conjugales

Les violences conjugales se manifestent sous plusieurs formes :

  • Violences physiques : Coups, blessures légères ou graves.
  • Violences psychologiques : Harcèlement, menaces, insultes.
  • Violences sexuelles : Viol, agressions sexuelles.
  • Violences économiques : Contrôle financier, interdiction de travailler pour maintenir la dépendance.

La notion de conjugalité s’étend à toute relation sentimentale, qu’elle soit actuelle ou passée, incluant le mariage, le PACS, le concubinage, et même les relations terminées.

Droits des Victimes : Protection et Démarches

Intervention des Forces de l’Ordre :

En cas d’urgence, les victimes peuvent appeler la police ou la gendarmerie au 17, ou envoyer un SMS au 114 en cas d’incapacité à parler. Un chat en ligne est également disponible pour contacter les forces de l’ordre via le site du service public.

Ordonnance de Protection :

Les victimes peuvent demander une ordonnance de protection auprès du juge aux affaires familiales, selon les articles 515-9 et suivants du code civil. Cette mesure peut inclure la séparation des domiciles, l’interdiction de contact, ou la dissimulation du nouveau domicile. Le juge peut également statuer sur l’autorité parentale et les droits de visite.

Aide Juridique :

L’avocat est essentiel pour constituer un dossier solide, incluant un certificat médical pour prouver les violences subies. Porter plainte permet d’initier une enquête et des poursuites pénales, et lors du procès, la victime peut demander des mesures de protection et des dommages et intérêts.

Sanctions en Cas de Violences

Violences physiques :
  • Pour des violences légères, des alternatives aux poursuites comme un rappel à la loi ou un stage de prévention peuvent être proposées.
  • Si les violences n’entraînent pas d’incapacité de travail ou si elle est inférieure ou égale à 8 jours, la peine maximale est de 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende.
  • Si l’incapacité de travail dépasse 8 jours, la peine maximale est de 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende.
  • Pour des violences répétées entraînant une incapacité de travail inférieure ou égale à 8 jours, la peine est de 5 ans de prison et 45 000 euros d’amende.
Violences graves :
  • Les violences répétées entraînant une incapacité de travail supérieure à 8 jours peuvent entraîner jusqu’à 10 ans de prison et 150 000 euros d’amende.
  • Si les violences provoquent la mort sans intention de la donner, la peine peut atteindre 20 ans de réclusion, voire 30 ans en cas de violences répétées.
Violences morales :
  • Le harcèlement causant une incapacité de travail inférieure ou égale à 8 jours peut être sanctionné par 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende.
Violences sexuelles :
  • L’agression sexuelle peut entraîner une peine de 7 ans de prison.
  • Le viol est passible de 20 ans de réclusion criminelle.

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