Simplifiez les démarches de transfert de siège social ou autres démarches administratives grâce à une assistance juridique experte
Le conseil de Nereos

Quelles sont les étapes et les coûts pour transférer le siège social d’une entreprise ?
Le siège social est comme le point de référence de votre entreprise, sa “maison” juridique. Il s’agit de l’adresse enregistrée dans les statuts lors de la création de l’entreprise, mais elle peut être déplacée au fil du temps selon les besoins de la société.
Le siège social, souvent considéré comme le centre de direction et de gestion, diffère parfois du lieu où l’entreprise exerce réellement ses activités. Il s’agit d’une information importante dans les statuts, car elle détermine le tribunal compétent pour traiter les affaires judiciaires concernant l’entreprise. Il est donc tout à fait possible de changer cette adresse grâce à un processus appelé transfert de siège social, impliquant plusieurs démarches et déclarations.
Avant toute modification, il est essentiel que l’entreprise soit dûment enregistrée auprès du greffe du Tribunal de commerce compétent. Examinons les étapes nécessaires pour effectuer ce transfert de siège (I) ainsi que les coûts et les obligations qui en découlent (II).
I. La procédure pour transférer le siège social
Pour déplacer le siège social, certaines démarches doivent être suivies afin de mettre à jour l’adresse de l’entreprise.
Comme le siège social figure dans les statuts de la société, son changement nécessite une modification statutaire. Cette décision peut être prise soit par le conseil d’administration soit lors d’une assemblée générale extraordinaire (AGE) des associés. Le dossier de modification doit être déposé au Centre de formalités des entreprises (CFE) compétent, incluant un exemplaire actualisé des statuts.
Pour une SARL, par exemple, cette décision relève des associés, car la modification touche les statuts. Il est alors nécessaire de réunir une AGE, en respectant les conditions de majorité, qui varient selon les dispositions statutaires. Le transfert de siège en France peut être décidé par le dirigeant, sous réserve de l’accord des associés représentant la majorité des parts sociales, tandis qu’un transfert à l’étranger requiert une décision unanime.
Important : Si la ratification n’a pas lieu, la décision de transfert est annulée.
La décision de changement de siège doit être consignée dans un acte, comme un procès-verbal d’AGE. Ensuite, une annonce de la modification doit être publiée dans un journal d’annonces légales :
- Si le Tribunal de commerce reste le même, un avis suffit.
- Si le Tribunal change, il faut publier deux avis : un pour l’ancien lieu et un pour le nouveau.
Le dossier de modification doit être déposé au registre du commerce et des sociétés (RCS) via le CFE ou directement au greffe du nouveau Tribunal de commerce.
Le dossier comprend généralement :
- Un exemplaire de l’acte de transfert certifié.
- Un exemplaire actualisé des statuts.
- Un formulaire M2 dûment complété et signé.
- Une délégation de pouvoir, si un autre représentant le signe.
- Une attestation de parution dans un journal d’annonces légales.
- Un justificatif de la nouvelle adresse (bail, facture, etc.).
Avant toute démarche, il est également important d’informer le greffe de l’occupation des locaux du nouveau siège.
Exemple : en fournissant un contrat de bail ou une facture de services comme l’électricité.
Si le siège social est transféré dans un autre département, il faut publier deux avis de changement de siège, l’un pour l’ancien département et l’autre pour le nouveau.
Les informations obligatoires dans l’avis sont :
- Mention du transfert.
- Dénomination ou sigle de la société.
- Forme juridique (SARL, SAS, SA, etc.).
- Capital social.
- Nouvelle adresse.
- Numéro d’identification unique de l’entreprise.
- Nom du greffe compétent pour l’enregistrement.
Si le transfert implique un changement de greffe, l’avis doit mentionner le RCS du nouveau lieu et les coordonnées des représentants légaux.
II. Coûts et obligations post-transfert
Le transfert de siège social entraîne certains coûts et obligations de suivi.
Les frais associés incluent un paiement de 192,01 €, couvrant les coûts de dépôt d’actes et les frais de greffe. Si l’entreprise a des établissements secondaires en dehors du Tribunal de commerce compétent, chaque établissement supplémentaire entraîne un coût de 44,17 €.
D’autres frais sont liés au greffe (46,82 € HT), à la TVA (9,36 €), aux droits INPI (5,9 €) et aux frais de publication au BODACC (116 €), pour un total de 178,08 € TTC. Recourir à un avocat en droit des affaires peut faciliter le processus mais implique des frais supplémentaires.
Après le transfert, il est important d’informer les clients, les fournisseurs et les partenaires de la nouvelle adresse. L’entreprise doit également mettre à jour l’adresse sur tous ses documents comptables et contractuels et prévenir ses salariés du changement de lieu de travail.

