Quelles sont les conditions requises pour qu’un couple puisse adopter par adoption simple ? 

Tous les couples ne peuvent pas adopter par adoption simple. Ce type d’adoption est réservé aux couples mariés, qu’ils soient de même sexe ou de sexe opposé, à condition que leur mariage ait duré au moins deux ans ou que chacun des conjoints ait atteint l’âge de 28 ans. Les couples vivant en union libre, comme les pacsés ou les concubins, ne sont pas éligibles à cette forme d’adoption.

Une personne seule peut-elle adopter par adoption simple ? 

Oui, l’adoption simple est possible pour une personne non mariée, à condition qu’elle ait au moins 28 ans. Toutefois, si cette personne est mariée, elle devra obtenir l’accord de son conjoint pour procéder à l’adoption, comme le stipule l’article 343-1 du Code civil.

Existe-t-il une limite d’âge pour la personne à adopter  ? 

Non, il n’y a pas de limite d’âge pour l’adoption simple. Une personne peut être adoptée à tout âge, que ce soit durant l’enfance, à l’âge adulte, ou même en tant que personne âgée.

L’accord de la personne à adopter est-il requis  ? 

Oui, si la personne à adopter a 13 ans ou plus, son consentement est obligatoire. Ce consentement doit être exprimé de manière formelle, généralement devant un notaire, pour s’assurer qu’il est donné en toute connaissance de cause.

Peut-on convertir une adoption plénière en adoption simple  ? 

Oui, il est possible de passer d’une adoption plénière à une adoption simple dans des cas particuliers, notamment lorsque des circonstances graves le justifient. Par exemple, si l’adoptant plénier n’est plus en mesure de s’occuper de l’enfant, une adoption simple par une autre personne pourrait être envisagée, conformément à l’article 360 du Code civil.

Est-il possible d’adopter un membre de sa propre famille ? 


Non, l’adoption simple ne peut pas être utilisée pour adopter un proche parent avec lequel on partage un lien de sang direct, car cela pourrait créer une double filiation, ce qui est interdit en France. Par exemple, un oncle ne peut pas légalement adopter son neveu, car cela le placerait dans une double relation familiale incompatible.

Quelles sont les étapes pour obtenir une adoption simple ? 

L’adoption simple suit une procédure relativement simplifiée. Les principales étapes incluent la vérification de l’éligibilité de l’enfant et la satisfaction des conditions par les futurs parents adoptifs, suivies par la présentation de la demande devant le tribunal compétent, qui prononcera ensuite l’adoption.

Où déposer une demande d’adoption simple ? 

La demande d’adoption simple doit être soumise au juge aux affaires familiales par voie de requête. Ce processus est strictement judiciaire et doit être entrepris conformément aux dispositions légales prévues à cet effet, notamment l’article 353 du Code civil.

L’adoption simple est-elle inscrite sur l’acte de naissance de l’adopté  ? 

Oui, l’adoption simple est officiellement mentionnée en marge de l’acte de naissance de la personne adoptée, ce qui enregistre légalement le nouveau lien de filiation.

Le nom de l’adopté est-il modifié ? 

Non, en règle générale, l’adoption simple entraîne une combinaison des noms de famille, fusionnant celui de l’adoptant avec celui de la famille biologique. Cependant, si l’adopté est majeur, il peut choisir de conserver uniquement son nom d’origine ou d’adopter le nom de l’adoptant, selon les dispositions de l’article 363 du Code civil.

Est-il possible pour l’adopté de se marier avec un membre de sa famille biologique ? 

Non, les liens de filiation avec la famille biologique sont maintenus dans une adoption simple, ce qui signifie que les interdictions de mariage entre membres de la même famille demeurent en vigueur.

Qui est responsable de l’obligation alimentaire après une adoption simple  ? 

L’adoptant prend en charge l’obligation alimentaire envers l’adopté. Si l’adoption concerne l’époux du parent biologique de l’enfant, c’est principalement ce conjoint adoptant qui est tenu de subvenir aux besoins de l’enfant, tandis que le parent biologique conserve une obligation subsidiaire.

L’adopté a-t-il une obligation alimentaire envers les ascendants de l’adoptant  ? 

Non, l’adopté n’a pas d’obligation légale de subvenir aux besoins des parents de l’adoptant. L’obligation alimentaire ne s’étend pas aux ascendants de l’adoptant dans une adoption simple.

Qui détient l’autorité parentale après une adoption simple ? 

L’autorité parentale est détenue par l’adoptant. Toutefois, si l’adoption simple a été réalisée par le conjoint du parent biologique, alors l’autorité parentale est partagée entre l’adoptant et les deux parents biologiques de l’enfant.

L’adopté conserve-t-il des droits héréditaires envers sa famille biologique ? 

Oui, même après une adoption simple, l’adopté conserve ses droits de succession au sein de sa famille biologique, quelle que soit la date de décès des membres de sa famille.

L’adopté hérite-t-il de l’adoptant et de sa famille ? 

Oui, l’adopté bénéficie des mêmes droits successoraux que n’importe quel enfant biologique envers son adoptant. Cependant, il ne bénéficie pas des droits réservataires dans la succession des ascendants de l’adoptant.

L’adoption simple peut-elle être annulée ? 

Oui, l’adoption simple peut être révoquée en présence de raisons sérieuses, telles que des comportements abusifs de la part de l’adoptant ou de l’adopté. La demande de révocation peut être initiée par l’adoptant ou l’adopté s’il est majeur. Pour un adopté mineur, c’est le ministère public qui peut demander l’annulation. La révocation n’a pas d’effet rétroactif, ce qui signifie que les droits acquis jusqu’à la révocation restent valables (article 370-2 du Code civil).

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